« C'est intolérable ! Comment demander à des jeunes de travailler le soir, quand ils se lèvent à 6 h du matin et reviennent après 19 h à la maison. On nous avait promis que les transports seraient facilités : rien n'a été fait. » La coupe est pleine. Elle déborde même, pour ces parents et ces lycéens du Vignoble. En septembre dernier, le lycée de Vallet fermant progressivement ses classes, les élèves de seconde ont été affectés, notamment, dans les lycées de l'agglomération nantaise.
« Il n'a pas été tenu compte de nos choix », s'indigne cette mère. Des fratries, notamment, ont été séparées.
Onze fois en retard
Avec la rentrée, sont apparus des problèmes de transport. « On part de Saint-Lumine à 7 h vers Clisson, raconte Coline. Là, je prends le train jusqu'à la gare de Vertou, où j'attrape un bus jusqu'à la Herdrie, à Basse-Goulaine. Le problème, c'est que, quand le train a deux ou trois minutes de retard, je rate le bus, je dois attendre le prochain. Et là, j'arrive en retard, entre 15 et 20 minutes. » Coline est arrivée 11 fois en retard depuis le début de l'année ! « Une fois, elle a même voulu faire du stop pour arriver à l'heure ! » relate sa mère
« Une copine de ma fille est dans le même cas, raconte une mère d'élève. Elle vient de craquer et a demandé à ses parents de la désinscrire, en milieu d'année. Elle préfère aller dans le privé, plus près de chez elle. » Les exemples affluent. Comme Maéva et Inès, qui, une fois les cours terminés, le mercredi, à 14 h au lycée des Bourdonnières, n'ont plus aucun moyen de rentrer chez elle, à Maisdon...
Sans compter les dépenses. Train et bus : il faut compter autour de 290 € par an. Des tarifs jugés salés ; notamment en comparaison des tarifs de cars qui amènent les enfants vers les lycées privés du Vignoble. Les parents dénoncent l'inégalité de traitement : « Ce sont des transports publics, qui assurent le ramassage des lycées privés. Et nos enfants qui vont dans le public ont des conditions déplorables ! »
L'Association pour un lycée public d'enseignement dans le sud-est du département rassemble une centaine d'adhérents. Des parents, actuels et futurs, qui demandent « une vraie liberté de choix. Après une telle journée, il faut encore que nos enfants travaillent. En gros, ça veut dire qu'ils ne peuvent pas avoir de problèmes scolaires... »
Des parents en colère qui ne manqueront de faire connaître leur avis, lors de la prochaine rencontre qu'ils vont avoir avec le rectorat et la Région, le 13 novembre prochain.
Contact : lyceesudest44@orange.fr ou par téléphone au 02 40 36 02 72.
Anne-Lise FLEURY.