Le grand frisson, ce sera vraisemblablement pour vendredi. La Ligue 1 se rapproche à grands pas pour les Canaris et pour leurs supporters. Hier soir à Angers, ils étaient plus de 600 à avoir fait le déplacement au stade Jean-Bouin pour porter le FC Nantes vers la victoire. En vain.
« Ce n'est que partie remise. On est prêt à fêter la remontée, vendredi à l'issue du match contre Montpellier », sourit Thomas, un supporter.
À l'évidence, après une année de purgatoire, les amoureux du FCN ont déjà l'esprit vers la Ligue 1. Et chacun y va de sa recette pour réussir ce retour parmi l'élite. « L'équipe actuelle est trop juste, juge Jean-Stéphane. Il faudra recruter cinq à six joueurs de haut niveau. Pourquoi ne pas imaginer le renfort d'anciens Nantais comme Yepes, Armand et Landreau, qui sont en pleine galère à Paris ? Cela dit, Tony Heurtebis mérite de garder sa place de gardien. Alors Landreau... ».
Dans les rangs des supporters, ils sont plusieurs à militer pour le retour au bercail d'ex-Nantais. Comme Tristan, un abonné de la tribune Erdre, qui verrait également d'un bon oeil l'arrivée du Niçois Baky Koné. « Il est vif et rapide ! ». Plus surprenant : d'autres, comme Ludivine et Arnaud, rêvent à la venue du Parisien Pauleta et au retour du Suédois Wilhelmsson, prêté au Deportivo La Corogne !
« Une des dix premières places »
Pour le recrutement, François, autre supporter de la Maison jaune, fait confiance à des joueurs confirmés, mais pas à des stars. « Le Rennais Didot, le Lorientais Jallet et le Brésilien Liedson (Sporting Lisbonne), ça serait pas mal, s'enthousiasme le jeune homme. Au minimum, il faut quatre ou cinq renforts pour tenir la route l'année prochaine ». Avec quelles ambitions ? Là, les avis divergent. « Au regard de sa notoriété et de son palmarès, le FCN ne pourra pas se contenter de la deuxième partie du classement, observe Cazuk. Il devra viser l'une des dix premières places ». Un sentiment partagé par bon nombre de supporters.
Mais pas par tous. « Obtenir un maintien tranquille pour la première saison, ce sera déjà bien », analysent lucidement Ludivine et Arnaud. « Si l'équipe n'élève pas son niveau de jeu actuel, ce sera très difficile », remarquent Gaël et Mickaël. Ils émettent des réserves sur la capacité de l'entraîneur Michel Der Zakarian à conduire l'équipe au plus haut niveau. « Il a du charisme et de la poigne mais je doute de ses qualités de meneur d'hommes », s'interroge Jean-Stéphane, en rêvant au retour d'un autre glorieux ancien : Raynald Denoueix.
Denis Bourdeau