À chacun ses souvenirs de 1957. Patrick Mareschal, président du conseil général, se rappelle qu'il passa son bac cette année-là. Élève à l'école normale de Savenay, Alain Chénard, l'ancien maire de Nantes, était déjà attiré par les débats locaux, il aimait suivre les séances du conseil municipal de Nantes.
« Ils s'engueulaient sur le devenir du pont transbordeur. » Notre ancien collègue, Jean-Louis Greslé, était venu à Nantes assister au départ du Tour de France, devant le château des ducs de Bretagne. Paul Guillard, 47 ans à l'époque, était vice-président de la chambre d'agriculture, mais pas encore conseiller général. Devant l'agrandissement d'un article de presse, relatant
« de vifs incidents » au conseil général, il revit le débat autour du lancement du remembrement à Fégréac.
« Ce fut une erreur que de commencer par là. C'étaient de petits agriculteurs, qui travaillaient dans la construction navale. Ils ne voulaient pas qu'on arrache leurs pommiers ».
1957. Cette année-là, la Loire-Inférieure devenait la Loire-Atlantique après trois années d'un débat lancé par la CCI de Saint-Nazaire, et le Nazairien Jean Guitton, alors unique conseiller général socialiste de l'assemblée départementale. Un demi siècle plus tard, le conseil général a voulu jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur.
« L'événement n'a pas changé la face du monde, mais son anniversaire nous donne l'occasion de regarder en arrière, de mesurer les changements », explique Patrick Mareschal devant les publicités et les articles de l'époque.
Le conseil général a organisé une exposition, en collaboration avec les archives départementales. Sur plusieurs panneaux, installés à l'hôtel du Département, quai Ceineray à Nantes, on retrouve l'incendie de la raffinerie de Donges, l'arrivée de la télévision avec la mise en service du réémetteur de Haute-Goulaine, les grandes manifestations ouvrières, les inondations de l'hiver et la canicule estivale, ainsi qu'une exposition philatélique retraçant l'histoire des oblitérations dans le département. Articles et pubs de 1957 sont tirées des collections du journal Ouest-France déposées aux archives départementales.
À visiter jusqu'au 15 mars. Ensuite, on tourne la page.
Marc LE DUC.