À
l'hôpital, la vie continue ! ». Tel est le refrain des Blouses Roses, association reconnue d'utilité publique en place depuis 1945. Leur objectif : «
Faire voir la vie en rose aux malades » au travers d'activités ludiques, manuelles et artistiques.
3 000 bénévoles en France, reconnaissables à leur blouse rose fuschia, consacrent chaque semaine de leur temps pour divertir les malades de tous les âges : du bébé à la personne âgée.
Implantée à Nantes depuis sept ans, l'association des Blouses Roses apportent de la joie de vivre dans une quinzaine d'établissements de la région. Geneviève et Claude font partie des 70 bénévoles basés dans la cité des Ducs.
Aider les enfants et les personnes âgées
C'est un peu par hasard que Claude s'est retrouvée à travailler au sein de l'association. « Il y a quelques années, j'avais beaucoup de temps libre et je voulais me diriger vers une association pour aider les gens. Au centre du volontariat à Nantes, il y avait peu de structures humanitaires. Et c'est mon fils, qui travaille à l'hôpital, qui m'a informé de l'existence des Blouses Roses ». Même histoire pour Geneviève, trésorière de l'association, qui souhaitait « consacrer du temps à aider les enfants et les personnes âgées ».
Sourire et discrétion
Une fois leurs blouses revêtues, les deux femmes se fient à leur seul credo : sourire et discrétion. « Dans les hôpitaux, nous avons beaucoup de règles à respecter. Nous ne devons pas gêner le travail des infirmiers. On aide les gens mais on ne remplace pas les médecins » détaille Claude, vice-trésorière de l'association nantaise.
Au début, les deux bénévoles reconnaissent que le contact avec les enfants malades ne fut pas toujours facile. « On a été obligé d'aller au-devant des maladies. Ce n'est pas simple de rester naturelle et souriante devant un enfant atteint de tuberculose ».
Formations spécifiques
Pour une meilleure approche avec les patients, les bénévoles bénéficient de formations spécifiques : informations sur la maladie d'Alzheimer ou sur l'autisme par exemple, ou encore une formation sur I'accompagnement en fin de vie. L'apprentissage de techniques est aussi nécessaire pour animer les ateliers de travaux manuels.
Manque de moyens
Seul regret dans cette aventure pour Geneviève : le manque de moyens dont dispose l'association.
« Former et suivre une bénévole coûte en moyenne 700 €. S'ajoute l'achat de matériels éducatif et de jouets pour les jeunes enfants hospitalisés.
On a besoin d'une aide financière pour pouvoir développer au maximum nos actions ».
Maël Cormier
Les Blouses Roses
9, rue Massenet 44 300 Nantes
02 40 37 97 36