Le FC Nantes reprend sa marche en avant. Après deux défaites en championnat et une élimination à Sedan en Coupe de France, il n'a pas laissé s'installer cette spirale négative qui le guettait. Alors qu'il ne s'était plus imposé à l'extérieur depuis le 29
octobre dernier à Niort, il est allé prendre trois points sur la pelouse de Brest. Cela lui permet de reprendre ses distances avec Bastia, avant la visite des Corses, lundi prochain à la Beaujoire.
Les Nantais ont, à vrai dire, livré un match assez contrasté au stade Francis Le Blé. Comme le soulignait fort justement Michel Der Zakarian, « par moments, on a eu de très bonnes séquences. Et à d'autres on a subi le jeu des Brestois. » Néanmoins, l'entraîneur nantais se félicitait « des deux buts marqués à l'extérieur. Ça faisait un moment que ça ne nous était plus arrivé. » Quoi qu'il en soit, le succès des Canaris est tout à fait logique. Pascal Janin, le coach brestois parlait d'ailleurs « d'une différence entre une équipe comme la nôtre et les équipes en forme du moment, comme Nantes et Le Havre ». Encore que Nantes n'entrait pas tout à fait dans la catégorie des équipes en forme, eu égard à ses dernières sorties.
Mais les Canaris ont du répondant. Et des ressources. Ils l'ont démontré, avec le comportement satisfaisant d'une défense que l'on n'avait encore pas vue ainsi composée, et l'apport des recrues. Ricardo Faty a ainsi rayonné pendant une grosse heure sur le milieu de terrain, après avoir ouvert le score de la tête. Et le break est venu de Filip Djordjevic, alors que Stefan Babovic avait déjà fait apprécier ses qualités sur le côté gauche. « Les nouveaux commencent à bien s'adapter », soulignait ainsi Mamadou Bagayoko. « On prend confiance dans le jeu et dans les têtes », se réjouissait Ricardo Faty. Celui-ci estimait toutefois que Nantes s'était « un peu fait peur sur la fin ». En toute fin de match, Brest a en effet réduit le score. Mais cela faisait un moment que les Bretons approchaient plus régulièrement du but de Tony Heurtebis. « On a souffert, reconnaissait David De Freitas. Mais on a pris plaisir à défendre ensemble et à attaquer aussi. »
Au final, c'est bel et bien une soirée tout bénef pour les Canaris. Car s'ils s'étaient refusés à trop s'épancher avant le match, les hommes de Der Zakarian parlaient de « trois bons points compte tenu du contexte » (Faty). Mamadou Bagayoko évoquant, pour sa part, un résultat « bon pour le moral, car ça faisait un petit moment qu'on n'était pas bien. » L'attaquant malien a, au passage, démontré que, lorsqu'il avait les jambes, Nantes pouvait véritablement s'appuyer sur lui pour voyager plus confortablement.
Avec, à nouveau sept points d'avance sur le quatrième, les Nantais, qui ont montré leur « force de caractère » (De Freitas) peuvent à nouveau respirer plus sereinement. « Ça pousse derrière, donc c'est bien de prendre nos distances », confirmait Ricardo Faty qui n'a qu'une idée en tête : « ne pas laisser les poursuivants espérer. » Dès lundi prochain, les Nantais auront l'occasion de dire kenavo à l'un d'entre eux.
Pierre-Yves ANSQUER.