Durant l'été, les Petits frères des pauvres organisent huit séjours à Vertou et Damgan (Morbihan)pour des personnes âgées démunies ou isolées.
Huit jours, huit personnes âgées, et huit bénévoles. C'est une recette qui marche. Sur les rives de la Sèvre Nantaise, on savoure le beau temps et le temps de vivre. Du « petit vin blanc » aux souvenirs d'antan, chaque moment est une bouffée de bonheur.
« Pourquoi je resterais chez moi à faire des confitures alors qu'il y a des gens qui ont besoin d'aide ? », demandeJosseline, bénévole aux « Petits frères des pauvres » depuis 20 ans. Le centre de vacances pour personnes démunies ou isolées est un îlot apaisant.
À 86 ans, Gisèle ne peut plus se balader seule. « Ici, il y a toujours un bras pour m'accompagner. C'est tellement agréable de marcher en campagne. » Émue, elle raconte comment les petits frères des pauvres l'ont sauvé en lui donnant des responsabilités au sein de l'association. « Quand mon mari m'a quitté, il y a 25 ans, j'ai passé un an entre la vie et la mort. Ils m'ont permis de me sentir utile. »
Bénévoles de 19 à 76 ans
Joséphine, 81 ans, vit seule à Basse-Goulaine. Isolée, elle est épaulée par l'association depuis six ans. « C'est une assistante sociale qui a appelé l'association pour moi car je ne savais pas comment me présenter. » Les petits frères des pauvres sont venus la voir chez elle. Un premier pas important. « Aujourd'hui, c'est ma famille. »
« Aujourd'hui, les personnes âgées ont davantage besoin de soins médicaux, note Gwénaëlle, salariée de l'association. Mais par-dessus tout, il leur faut des repères. » Dans le milieu associatif, pourtant, le profil du bénévole est plus volatil et difficile à fidéliser qu'auparavant. « Le problème c'est que nos actions tournent autour du lien social, c'est-à-dire sur des relations à long terme. »
Toutefois, il reste des inconditionnels. « Car on reçoit autant qu'on donne », atteste Philippe, responsable du séjour. Au plus grand plaisir des vacanciers, quelques jeunes participent également à la vie quotidienne.
BTS en poche, Fanny a décidé de faire une pause avant de se lancer dans la vie active. « Je voulais m'investir dans un projet humanitaire. C'est une opportunité que je n'aurais plus une fois lancée dans le monde professionnel. »
L'étudiante s'occupe des personnes âgées aux côtés de Josseline, la doyenne témoin de multiples anecdotes. « L'an passé, une dame de 102 ans, malvoyante, rêvait de se rouler dans le sable, raconte-t-elle. Nous l'avons emmené à la plage. Ce fut un réel moment d'émotion que de voir cette personne se réjouir de choses si simples. »
Caroline VENAILLE.
Personnellement, je suis bénévole à l' ADMR de ma commune, c' est aussi une façon de s' occuper de nos anciens, toute l' année!!!!! |