Il fallait être très, très patient. Hier soir, les Nantais, malmenés par Bastia pendant 90 minutes, ont fait la différence dans les trois dernières minutes du temps additionnel et ont fini par s'imposer 2-0 (24e journée de L2). Goussé (91e) et Djordjevic (92e), remplaçants en début de rencontre, ont libéré une Beaujoire jusqu'ici très mécontente du spectacle. Du coup, les Canaris font passer l'écart sur le quatrième, Bastia, adversaire du soir, à dix points. Les Corses comptent toutefois un match en moins.
Manquant d'imagination et étouffés par l'agressivité - parfois limite - et le pressing des Bastiais, les hommes de Der Zakarian ont souffert. « On n'a pas réalisé un grand match ce soir, lâchait le technicien nantais à la fin de la rencontre. Seule la victoire est belle, car nous repoussons Bastia à dix points. Mais c'était poussif. » L'équipe entrevue hier soir a d'ailleurs beaucoup rappelé celle du début de saison : maladroite, brouillonne mais diablement efficace. Et pour cause, avant leurs deux réalisations, les Canaris ne s'étaient pas créé une seule occasion. A l'inverse, les Bastiais auraient dû ouvrir le score avec plus d'adresse. Lorenzi, sur un coup franc repoussé par Heurtebis, écrasait trop sa tête (28e). Le portier du FCN était ensuite bien présent. Il sortait en corner un beau tir de Licata (53e) puis captait une frappe trop molle de Mendy (86e). On s'acheminait vers un 0-0, quand Goussé surgissait, bien servi par de Freitas, et trompait Leca (1-0, 91e). Ce dernier se « trouait » dans la foulée et relançait sur Djordjevic, qui profitait de l'aubaine (2-0, 93e).
David Phelippeau |